Marseille sur roulettes


Un nouveau bruit se fait entendre depuis plusieurs semaines au sein de la cité phocéenne. Ce bruit est celui de l’antivol des nouvelles trottinettes électriques que certains téméraires déclenchent en voulant démarrer sans payer. Ce moyen de déplacement est viral dans les villes du monde, et attise la curiosité des marseillais. Nous pouvons alors nous interroger sur la bienfaisance et, à l’inverse, la nuisance causée par ce phénomène dans le but d’envisager la cohabitation avec ce nouveau mode de déplacement au sein de l’espace public.

Tout d’abord, ce moyen de déplacement est le reflet du contexte écologique actuel car ces trottinettes fonctionnent à l’électricité. Pour la ville marseillaise, ce moyen de déplacement peut favoriser le dynamisme économique. En effet, ce moyen de locomotion est idéal pour les hommes d’affaires  qui souhaitent se déplacer rapidement comme en témoigne le centre d’affaires de la Défense sur Paris où la trottinette a du succès. Cela pourrait renforcer l’attractivité de certains quartiers de la ville. D’autre part, ces engins électriques pourraient compléter l’offre des transports. En effet, malgré le succès du tramway, le métro ne dessert la ville que partiellement, et, les bus peinent à respecter leurs horaires du fait de la densité du trafic et des travaux perpétuels.

Cependant, ce phénomène doit être envisagé dans la globalité de ses conséquences. Outre les nuisances sonores pour les riverains que peuvent causer leur utilisation frauduleuse, on ne peut omettre que ces trottinettes sont financées par le privé. Plutôt que compléter l’offre des transport, ces trottinettes sont en concurrence avec les vélos en libre service. Cette concurrence risque de décrédibiliser la politique de la ville sur l’aménagement des transports. Ensuite, il est indéniable que ces engins capables d’atteindre les 20-30 km/h sont un danger pour les utilisateurs et les piétons. On doit prendre en compte que cette nouveauté risque de rendre l’accès à l’espace public plus difficile pour certaines catégories de la population. Les trottinettes pouvant être stationnées à n’importe quel endroit risquent de bloquer l’accès à certains trottoirs aux personnes âgées ou, aux handicapés.

En somme, ce nouveau moyen de transport doit s’accompagner d’une législation afin d’être réellement bénéfique. Au niveau de la sécurité, la ville doit réfléchir aux voies accessibles à ce moyen de locomotion. Les trottoirs leurs seront bientôt refusés sous peine d’amende, par contre leur utilisation est acceptée sur piste cyclable. Il faut aussi prendre en compte la recrudescence d’accidents. Pour y répondre, la législation californienne oblige les usagers à se munir d’un casque. Pour conclure, la législation doit être homogène au sein des grandes métropoles françaises afin d’assurer une mobilité en cohabitation avec l’espace public. 

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